TAKE A WAY n°9, Novembre/Décembre 2009
SOMMAIRE
EDITO : Haro sur le sucre
DOSSIER : Le plateau-repas tombe de son piédestal
MARCHE : Les produits traiteur font recette
VIP : La stevia part à la conquête du monde
ESPACE VERT : Du vert dans les couverts
ACTUS : Les nouveaux comportements alimentaires des Français
LE POINT DE VENTE : O'Kebap, le fast-food à la turque
EDITO
Haro sur le sucre
Le 29 octobre, un projet de taxe sur les sodas a été
retoqué à l'Assemblée Nationale, lequel s'inscrivait dans le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2010. Cette taxe devait à la fois lutter contre l'obésité et financer la
retraite des agriculteurs. Ouf ! Elle était taxée à 6 centimes d'Euro par litre si la part des sucres était supérieure à 80 grammes par litre et à 3 centimes entre 30 et 80 grammes, une mesure
visant les « sodas traditionnels », selon Daniel Garrigue, député non inscrit (ex-UMP) à l'origine de cette proposition qui ressemble fort à celle de Barack Obama qui veut financer la sécurité
sociale américaine avec une taxe sur les calories.
Il devient récurrent de voir apparaître un projet de taxation des sodas, des produits gras et/ou salés, etc. Je reste à chaque fois perplexe devant les motivations des politiques car très
honnêtement, je ne vois pas comment mettre une taxe sur un produit, forcément faible, va bien pouvoir empêcher les consommateurs d'en acheter.
Je trouve également qu'au lieu de combler le tonneau des Danaïdes que constituent les retraites en général, il serait sans doute plus productif de financer davantage de programmes éducatifs pour
enseigner les règles de base de l'équilibre alimentaire à ceux qui en ont besoin. Avec un tiers de la population en surcharge pondérale, cela me semble même plus que d'actualité.
Ces attaques répétées contre certains produits ou certaines formes de restauration ne résoudront jamais le problème. Mais elles sont autant de signaux pour les professionnels qui devront montrer
patte blanche le jour où on leur cherchera des poux dans l'assiette. Et qui ont encore le temps de s'y préparer. Il n'y a qu'à voir ce qui s'est passé en Distribution Automatique pour en être
convaincu : accusés de vendre des produits gras et sucrés, les distributeurs automatiques ont été interdits dans les collèges et les lycées.
Mais nous n'en sommes pas encore là !
Bonne lecture.
Eric FROGER
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DOSSIER
Le plateau-repas tombe de son piédestal
Entre le sandwich avalé sur un coin de bureau et les onéreuses prestations d'un
traiteur, le plateau-repas s'est peu à peu imposé dans le monde du travail. Dans les salles de direction tout d'abord avec les symboles du luxe que sont Fauchon ou Raynier Marchetti, pour désormais
coloniser tous les étages de l'entreprise...
Le grand marché du plateau-repas se porte plutôt bien. Compression du temps oblige, ce service qui était réservé à une élite dans le monde du travail se démocratise. « On peut, en effet, parler d'une certaine démocratisation puisque l'ensemble des services présents dans les entreprises commande des plateaux-repas que ce soit pour des formations ou pour des comités de direction », confirme Marie-Laure Basset, responsable marketing de Room Saveurs.
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MARCHE
Les produits traiteur font recette
Tandis que le succès des sandwiches se poursuit, salades, soupes et autres préparations élaborées poussent leurs pions en VAE, inspirées parfois de la grande distribution. Les développements
font la part belle aux recettes fraîches et réfrigérées monoportions et aux
emballages malins.
L'enquête annuelle menée par le service statistique de l'Adepale, délégation des Pouvoirs Publics, photographie une catégorie atomisée en nombre d'intervenants et de produits. En 2008 et tous circuits de distribution confondus, les ventes de produits traiteurs frais et réfrigérés 1 se sont élevées à plus de 713 000 tonnes correspondant à 3,314 milliards d'Euros, des indicateurs bien orientés (+2 %). Loin derrière les grandes surfaces, la RHD représente 15 % des volumes et du CA. « Les volumes de la restauration qui avaient connu une forte augmentation entre 2003 et 2006 progressent de façon plus modérée », analyse l'Adepale en précisant que « salades et plats cuisinés représentent ensemble près de 60 % des volumes, seuls les sandwiches dépassant également les 10 % de PDM volume ».
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VIP
La stevia part à la conquête du monde
Son pouvoir sucrant est 300 fois supérieur à celui du sucre, elle n'apporte aucune calorie et son goût est suave : parée de tous ces atouts, la stevia va démoder rapidement le sucre mais surtout les édulcorants artificiels...
Couramment utilisée au Japon depuis plusieurs décennies, en Israël ou en Amérique du Sud, la stevia s'est implanté aux USA depuis un an et vient d'être autorisée en France. Son arrivée risque bien de modifier sensiblement la donne. En plein débat sur l'obésité, elle apparaît comme la panacée pour les industriels de l'agroalimentaire. Les fabricants de glaces, de confiserie, de pâtes à tartiner et de sodas se frottent les mains : cette petite plante leur enlève une épine du pied à l'heure où les consommateurs ont soif de naturel...
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ESPACE VERT
Du vert dans les couverts
La montée en puissance de la thématique « développement durable » pousse les fabricants de vaisselle jetable à proposer à leurs clients des
produits « verts ». Bois, Bambou, cellulose ou amidon de maïs, il y en a
pour tous les goûts.
Depuis le printemps, la chaîne de restaurants Exki propose à ses clients d'utiliser des couverts « verts ». Ceux-ci sont fabriqués à partir de plantes entières, d'amidon extrait des céréales ou des pommes de terre, et de glucose, et sont entièrement recyclables. Soucieuses de cohérence, les enseignes qui ont fait le choix du développement durable sont à la recherche de produits « alternatifs » aux couverts en Polystyrène (PS).
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ACTUS
Les nouveaux comportements alimentaires des Français
Tous les 6 ans, l'alimentation des Français est passée au crible, c'est l'enquête Individuelle
Nationale des Consommations Alimentaires (INCA). Elle démontre que les comportements évoluent rapidement. Les Français raffolent des glaces, aiment davantage les fruits mais se détournent des
produits laitiers et du pain.
Menée par l'AFSAA* entre fin 2005 et avril 2007, la deuxième étude INCA regroupe les données de consommations alimentaires sur sept jours de plus de 4 000 participants, adultes et enfants, habitant
en France métropolitaine. Ce véritable scanner de nos habitudes alimentaires
révèle des changements importants. Ainsi, le dernier opus, publié cet été, nous apprend-il que nos concitoyens consomment plus de fruits et moins d'alcool qu'il y a une dizaine d'années, mais pas
assez de fibres et qu'ils ne s'adonnent pas suffisamment à l'activité physique.
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LE POINT DE VENTE
O'Kebap, le fast-food à la turque
Sous l'impulsion d'Ilhan Arslan, la valorisation du Kebap est en
marche. Le dirigeant de l'enseigne O'Kebap veut redorer le blason de cette spécialité populaire turque en l'encadrant dans un concept de vente à emporter confortable et qualitatif au design
résolument moderne.
Exigences de fraîcheur et d'hygiène en tête.
Originaire de Turquie, Ilhan Arslan est tombé dans le Kebap quand il était petit ! En effet, son père exploitait un établissement de ce type à Metz lorsque, après ses études de sciences
économiques, Ilhan Arslan a eu l'idée de prendre sérieu-
sement en main l'avenir de ce produit artisanal dans l'Hexagone. « J'ai été inspiré par mes origines, ma formation et mon observation du marché », explique le dirigeant d'O'Kebap dont l'ambition
consiste à appliquer des outils commerciaux et marketing innovants pour conférer une cure de Jouvence au sandwich Kebap, « un produit noble mais dont l'image se dégrade, pénalisée par un manque de
rigueur et d'organisation des intervenants, et l'absence de structure adaptée à sa pérennité ».
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