TAKE A WAY n°5, Mars/Avril 2009

EDITO : Manque de discernement

DOSSIER : Sandwiches et snacks : leur potentiel reste colossal

MARCHE : La frite a la patate

VIP : Bistrotea invente le thé nomade

ESPACE VERT : Le bonheur est dans le pré pour LU

ACTUS : Bel Foodservice à la conquête des sandwicheries

CONCEPT FOOD : La grande distribution à la conquête des sandwicheries

AGENDA

 

EDITO

Manque de discernement

couvtaw5Les banques nous ont montré au cours des derniers mois un certain nombre de faits d'armes qui laissent perplexe. Entre l'affaire Kerviel et l'arnaque géante de Bernard Madoff chez qui les plus grandes banques mondiales avait placé des fonds, en passant par la création puis l'effondrement des subprimes, il faut avouer qu'elles ont fait fort.

Pour éviter que le système financier mondial ne s'écroule, les Etats ont massivement injecté des capitaux dans les établissements bancaires, notamment pour soutenir l'économie "réelle" en facilitant les opérations de trésorerie ou d'investissement des entreprises. Là encore, elles font preuve d'un manque de discernement coupable. J'en veux pour preuve le cas - parmi tant d'autres - de ce chef d'entreprise qui décide d'investir dans un nouveau point de vente de restauration nomade aux perspectives prometteuses.

Il a déjà fait ses preuves dans ce métier, jouit d'une enseigne nationale adossée à un grand groupe, apporte 20 % de l'investissement en fonds propres et présente des garanties. Huit dossiers plus tard et huit refus (en plus d'un apport personnel qui passe à 40 %), son banquier vient déjeuner chez lui, réalise la nature de l'activité et revient sur son premier avis négatif. Le motif ? Il assimilait toute la restauration, qu'elle soit traditionnelle ou nomade, à un secteur en difficulté et donc hors des critères d'attribution de prêts de sa banque. Sans discerner le type de restauration, alors que l'un décline tandis que l'autre connaît une croissance régulière, même en période de crise.

Cette fin heureuse laisse néanmoins un arrière-goût amer sur l'attitude des banquiers qui ont reçu fonds et injonctions du Gouvernement pour aider les entreprises et qui ferment les vannes à celles qui en ont besoin, parce qu'elles ne cherchent pas à discerner ce qui se justifie de ce qui ne se justifie pas, parce qu'elles ne cherchent pas à comprendre leurs clients. Espérons que la crise que nous traversons pourra aider les banquiers à nous aider, mais comme dirait l'autre, faut pas rêver !

Bonne lecture

Eric FROGER
efroger@la-da.com

DOSSIER

Sandwiches et snacks : leur potentiel reste colossal !

À l'heure où le temps consacré au repas se réduit et où le pouvoir d'achat inquiète, les crocozoressandwiches et autres snacks ont le vent en poupe. La dixième édition de l'ESSS sera l'occasion pour les professionnels de la VAE de constater l'engouement croissant des Français pour la restauration rapide et l'exceptionnelle créativité qui règne sur ce marché.

Tout nouveau, tout beau ! L'ESSS s'enorgueillit depuis ses débuts de faire une large part à l'innovation. Pour cette dixième édition, un espace a été spécialement conçu pour accueillir les sociétés qui font leurs premiers pas. Ce « Village start-up » accueille de jeunes pousses prometteuses comme Appétences ou Foodbiopack. Mais ce sont toutes les allées du salon qui regorgeront de produits originaux. Petit panel de quelques nou- veautés remarquables.

 

La tribu des Crocozores chamboule les menus enfants

Les Crocozores ? Des solutions rigolotes et saines pour nourrir les enfants. Sucettes de filet de poulet au citron et taboulé "maison", duo sandwich-petite salade ou conchiglie géant au surimi : la gamme compte huit recettes adaptées au goût des enfants de 3-5 ans et de 6-9 ans. Vendus dans des emballages individuels mettant en scène les fameux Crocozores, ils ont tout pour séduire les petits mais aussi les mamans à la recherche de solutions-repas simples et qualitatives. Leur slogan, « Si tu goûtes, tu dévores », résume l'ambition de leur conceptrice, Françoise Merloz. À la tête de sa société Appétences, la jeune femme n'est pas une novice. Elle connaît très bien le monde de l'agroalimentaire pour y avoir fait ses classes. D'abord chez Kraft Food puis chez Coca-Cola et, enfin, au sein du groupe Norac. Par son vécu de maman très active, elle a vite identifié un créneau de marché très peu développé : celui des repas consommateurs. « L'offre actuelle et les recommandations des professionnels de la nutrition sont aujourd'hui en complet décalage, explique-t-elle. Les Crocozores sont des produits conçus à partir d'ingrédients variés mais simples, aisément iden- tifi ables par les enfants et les recettes ont été élaborées dans le respect des conseils d'un nutritionniste ». Les produits sont, pour l'heure, fabriqués chez un traiteur professionnel qui a dédié à cette activité une partie de sa cuisine centrale. La gamme comprend des petits duos sandwiches-salades, des plats froids, des plats chauds à réchauffer au micro-ondes ainsi que quelques desserts. Sains, frais et naturels, les Crocozores partent à la conquête de la RHF ce printemps... Et ils ont grand appétit !

 

Retrouvez l'intégralité de cet article dans TAKE A WAY, n°5 (mars/avril 2009)

MARCHE

La frite a la patate

La frite de pomme de terre compte parmi les valeurs sûres de la vente à emporter et de la fritesrestauration rapide. Préoccupations nutritionnelles et diversification de l'offre obligent, d'autres ingrédients se verraient volontiers rejoindre la célèbre tubercule dans les cornets et sachets.

 

Vous pensez que la reine du take away a exploré toutes les pistes de développement ? Détrompez-vous. Un nouveau virage se négocie afin de séduire les aficionados du tubercule. Le message véhiculé par Mc Cain se veut explicite. A travers le claim « la pomme de terre sous toutes ses formes », l'industriel canadien revendique sa volonté d'apporter aux professionnels toutes les solutions possibles et imaginables. Toutes technologies confondues. Leader européen des achats de pomme de terre avec 135 000 tonnes de frites livrées à la RHD française dont 65 000 tonnes en fast-food, Mc Cain propose une nouvelle coupe incurvée afin d'obtenir une frite surgelée originale aux bords croustillants et au coeur moelleux, combinant les atouts de l'allumette 6/6mm et de la coupe rustique. Cette exclusivité initiée avec succès en opération promotionnelle chez Mc Donald's et élargie à tous permet un « excellent foisonnement », indique la directrice marketing de Mc Cain FoodService, en ce sens que
« Fry'n Dip opti- mise le taux d'occupation du contenant (assiette, cornet ou sachet) ». Surgelé et réfrigéré Derrière Mc Cain qui estime occuper 30 % du marché de la restauration indépendante, la guerre des chiffres est impitoyable. LambWeston annonce commercialiser environ 48 000 tonnes de frites surgelées en foodservice, capitalisant sur les Potatoes Waves, des pommes de terre avec peau, doté d'une technique de découpe brevetée. Avec quelque 330 000 tonnes de pommes de terre mises en oeuvre chaque année, Lutosa encourage le fast-food à l'utilisation du grand-froid. Comme ses concurrents. Souplesse d'utilisation et de stockage, moindre altération de la qualité dans le temps, régularité des approvisionnements selon les campagnes et sélection des variétés...

 

Retrouvez l'intégralité de cet article dans TAKE A WAY, n°5 (mars/avril 2009)

VIP

Bistrotea invente le thé nomade bistrotea

Finis les lourdes théières et les sachets qui gouttent, le stick arrive pour libérer l'amateur de thé. Désormais, il est recommandé d'agiter avant de consommer.

 

De quoi a besoin le consommateur nomade avant toute chose ? De se simplifier la vie ! Pari réussi avec ces sticks de thé Bistrotea qui relèguent cuillères et agitateurs dans les tiroirs. L'emballage permet à l'amateur de thé de siroter sa boisson favorite sans se préoccuper du sachet usagé. En aluminium, le stick est percé d'une multitude de petits trous qui laissent passer le thé infusé en quelques minutes. Il est indéchirable et peut supporter des tempéra- tures dépassant les 120 degrés. Les professionnels de l'emballage ne s'y sont pas trompés, Bistrotea a reçu un prix d'excellence décerné par la FPA (Flexible Packaging Association) aux USA l'an dernier. En France, c'est Sophie Calafat qui importe le produit breveté par Bistrotea, société dont le siège est en Allemagne. « J'ai découvert Bistrotea dans un restaurant à l'étranger, relate-t-elle. Le concept m'a immédiatement emballée car il allie esthétique et qualité ». Les sticks contiennent de savants mélanges : le thé rouge s'allie ainsi avec la fraise et le thé vert avec la menthe poivrée. Au total, ce sont 8 parfums différents qui sont proposés à la vente*. « Élaborés avec les meilleurs thés de Ceylan, les sticks sont directement emballés sur leur lieu d'origine », affirme encore Mme Calafat, qui précise « qu'il est très important de laisser infuser les produits entre 3 et 5 minutes afin que les arômes se diffusent de façon optimale. »

 

Retrouvez l'intégralité de cet article dans TAKE A WAY, n°5 (mars/avril 2009)

ESPACE VERT

Le bonheur est dans le pré pour LU lu, cle des champs

Conjuguer souhaité relever LU en lançant une gamme de biscuits bio baptisés La Clé des Champs. Le fabricant entend ainsi se positionner sur un créneau porteur et rendre le bio accessible au plus grand nombre. 

 

77 % des Français estiment que le bio est une voie d'avenir face aux problèmes environnementaux et 84 % souhaitent que le bio se développe. C'est un fait : la consommation de produits issus de l'agriculture biologique progresse lentement mais sûrement. Elle enregistre une croissance de + 10 % tous les ans depuis 5 ans, preuve que le bio n'est pas un phénomène de mode mais bel et bien une tendance de fond. Pour répondre à cette demande grandissante, LU lance une gamme de biscuits biologiques sous la marque La Clé des Champs. « Chez LU, nous croyons depuis toujours que bien se nourrir doit avant tout rester un plaisir. Avec la Clé des Champs, LU a mis son savoir-faire biscuitier au service du bio pour offrir au plus grand nombre une expérience gustative alliant l'exigence du bio au plaisir gourmand », déclare Jean-Manuel Darrigo, directeur général de CLUB Restauration. Contrairement à certaines marques qui proposent des biscuits estampillés AB, LU fait le pari de la gourmandise et de l'accessibilité. Pas question en effet pour le fabricant de voir sa gamme assimilée à des produits diététiques. C'est cette raison d'ailleurs qui l'a poussé à implanter La Clé des Champs au rayon biscuits et non au rayon bio dans les hyper et les supermarchés. Reste à savoir si cette stratégie sera payante. Peut-être pour recruter de nouveaux consommateurs de produits conventionnels mais pas certain pour capter les clients déjà convaincus qui se tournent plus volontiers vers des marques spécialistes.

 

Retrouvez l'intégralité de cet article dans TAKE A WAY, n°5 (mars/avril 2009)

ACTUS

Bel Foodservice à la conquête des sandwicheries sandwich sodebo au kiri

Pour répondre au potentiel de la restauration commerciale, Bel Foodservice parie sur la notoriété de ses marques fromagères génératrices de valeur ajoutée et de différenciation de l'offre.

 

La Vache Qui Rit, Babybel, Kiri, Leerdameer, Port-Salut ou Boursin constituent autant de marques ancrées dans l'inconscient collectif. Chef d'orchestre de ce portefeuille prestigieux, le groupe Bel (2 milliards d'€ de CA) s'enorgueillit d'élaborer et de développer durablement des fromages de qualité, originaux et accessibles à tous. « Hors domicile, la restauration collective représente notre coeur de cible », rappelle Jean-Thierry Dufort. Aujourd'hui, le Directeur de Bel Foodservice ambitionne de « conquérir les chaînes de restauration, sandwicheries, boulangeries et sites d'hébergement ». Représentant respectivement 65 et 10 % du CA de la RHD, la restauration commerciale et les circuits alternatifs sont sensibles aux préoccupations sécuritaires et nutritionnelles des consommateurs, et aux arbitrages en termes de pouvoir d'achat. Surfant sur ces tendances, la structure rappelle le rôle essentiel de ses « signatures évocatrices de texture, goût, plaisir qui apportent à l'utilisateur l'assurance de produits appréciés, et garantissent différenciation et valorisation de l'offre », poursuit Corinne Denis, la Directrice marketing Europe rappelant la segmentation entre prêt à cuisiner (ingrédients), à servir ou à emporter (destinés à la consommation nomade).

 

Retrouvez l'intégralité de cet article dans TAKE A WAY, n°5 (mars/avril 2009)

CONCEPT FOOD

La grande distribution mise sur le snacking carrefour city

Les distributeurs lorgnent depuis bien longtemps sur la restauration rapide. Motivés par le dynamisme actuel des magasins de proximité, Carrefour et Casino lancent 2 nouveaux concepts de convenience stores très aboutis.

 

Le gigantisme est passé de mode, soit ! Les groupes de la grande distribution française délaissent en partie leurs gros cargos au profit des magasins de proximité. Depuis quelques années, on a vu apparaître différents concepts de magasins faisant la part belle au snacking et à la vente à emporter et le mouvement ne fait que prendre de l'ampleur. Casino et Relay (groupe Lagardère) viennent ainsi d'ouvrir leur première épicerie de quartier baptisée « Chez Jean ». Le projet est co-détenu à 50-50 par Casino et Relay par le biais d'une joint venture. Les deux sociétés travaillent déjà ensemble depuis une quin- zaine d'années, Casino approvisionnant les points de vente Relay situés dans les gares en produits d'épicerie. Sur la devan- ture, on peut lire « Cafetier et épicier ». Bref, c'est le petit magasin à tout faire par excellence. Ouvert 7 jours sur 7, de 7 heures à 23 heures, cette supérette d'un nouveau genre propose de l'épicerie, des journaux, des fleurs et du pain. Sans oublier le distributeur automatique de billets et les tickets de loto. Mieux, on peut même s'asseoir quelques instants pour déguster un petit noir. Le concept a été imaginé pour que les clients puissent venir dans les magasins plusieurs fois dans la journée. Le matin pour avaler un café en lisant le journal, le midi pour acheter un sandwich et le soir en sortant du bureau.

 

Retrouvez l'intégralité de cet article dans TAKE A WAY, n°5 (mars/avril 2009)

AGENDA

ESSS

4-5 mars 2009
Le rendez-vous européen des consommations snacking et nomades

 

logo ESSS

Palais des Congrès, Porte Maillot,
Paris Organisateur : European Sandwich & Snack Show
Tel: +33 (0)1 55 35 08 04
Fax: +33 (0)1 55 35 08 09
Email: info@esssparis.com
web : http://www.sandwichshows.com/

 

 

CFIA

10-12 Mars 2009

13ème édition du Carrefour des fournisseurs de l'industrie agroalimentaire

 

logo cfia
Parc des Expositions de Rennes
Organisateur : GL Events
Tel : 05 53 36 78 78

Fax : 05 53 36 78 79
Web : http://www.cfiaexpo.com/

 

 

 

SERBOTEL

15-18 mars 2009

Salon professionnel à destination de tous les métiers de bouche et de la GMS

 
logo serbotel
Nantes, Parc des Expositions de la Beaujoire
Organisateur : expo nantes Atlantique
Tel : 02 40 52 08 11
Email : exponantes@exponantes.com

Web http://www.serbotel.com/

 

 

FOODS&GOODS

25-26 Mars 2009

Le salon des tendances alimentaires

 

logo foods&goods
Porte de versailles, Paris
Organisateur : Agor
web : www.foods-goods.com

 

 

AGRO SUD INDUSTRIE

22-24 septembre 2009

Le rendez-vous des professionnels de l'industrie
agro-alimentaire

 

logo asi

Tarbes, Parc des Expositions et des loisirs

Organisateur : PRO SUD EXPO

web : www.agrosudindustrie.com

 

Archives