TAKE A WAY n°7, Juillet/Août 2009
SOMMAIRE
EDITO : Quand la montagne accouche d'une souris
DOSSIER : Produits exotiques : Ouvrez les frontières !
MARCHE : Nourrir l'impulsion par l'innovation
VIP : Pimento : 25 centilitres de dynamite !ESPACE VERT : Lobodis : déjà 15 ans de solidarité
ACTUS : CHR : des consommateurs de plus en plus sensibles aux prix
LE POINT DE VENTE : Myberry, une enseigne 100 % diététique
EDITO
Quand la montagne accouche d'une souris
Depuis le 1er juillet, la TVA à 5.50 % s'applique désormais à toute la
restauration. On assiste depuis à des initiatives intéressantes, notamment de la part des chaînes de restauration qui ont mis en oeuvre tout leur savoir-faire en matière de marketing pour valoriser
l'événement et attirer les clients. Ou les collaborations avec les grands industriels des BRSA qui proposent d'offrir une boisson, PLV à l'appui.
Hormis cela, je dois avouer ne pas avoir vu grand-chose dans les modifications de comportement des restaurateurs. J'en veux pour preuve mes dernières fréquentations de restaurants ou de bars : pas
la moindre manifestation d'une baisse des prix ni à l'accueil du restaurant, ni sur les menus, ni même par un rappel sur les tables. Le comble, à mon sens, étant ce Perrier que j'ai bu à la
terrasse d'un café dans un bled guère plus gros que Trifouilly-les-Oies facturé 3,20 €. Seulement. Ou la demie d'eau minérale facturée 4 € quelques jours plus tard (eau minérale gazeuse,
cela doit être pour ça).
Sans en faire une généralité, il me semble que ces quelques exemples montrent que le consommateur est pris pour ce qu'il n'est pas forcément et expliquent le succès de la restauration rapide, qui
elle, en donne pour son argent au client. Il n'y a pas beaucoup de service, mais quand on voit la qualité du service dans certains restaurants, est-ce que cela fait vraiment une différence ? Les
produits ne sont pas forcément très élaborés, mais le sont-ils dans les restaurants, qui procèdent maintenant de plus en plus à du réchauffage de produits surgelés et à de l'assemblage ? Ce qui est
sûr, c'est que le rapport qualité/prix dans la restauration nomade est souvent imbattable et correspond de toutes façons aux attentes des Français en matière de consommation hors domicile. Y
compris en vacances.
À ce propos, nous vous souhaitons de bonnes vacances et vous retrouverons à la rentrée pour de nouvelles découvertes de l'univers foisonnant de la restauration nomade.
Bonne lecture.
Eric FROGER
DOSSIER
Produits exotiques : Ouvrez les frontières !
Il n'y a encore pas si longtemps, la cuisine exotique se limitait aux couscous et paellas. Parce que les Français découvrent de nouvelles saveurs notamment au cours de leurs escapades touristiques, les frontières s'effacent. Et la world food gagne les rues de nos métropoles.
Nos concitoyens aiment varier les plaisirs et les spécialités exotiques semblent gagner du terrain. Mais est-ce une réalité, peut-on chiffrer cet engouement ? Xavier Terlet, directeur du cabinet de
veille et de tendance XTC, s'y risque. Pour ce spécialiste de la consommation, l'exotique se hisse au 5ème rang des tendances alimentaires, concernant près de 7 % des innovations recensées en
France en 2008. Selon lui, les spécialités d'Afrique Noire, d'Océanie ou d'Europe de l'Est pourraient bien renouveler une offre un tantinet banalisée (Inde, Asie...), leur découverte passant par la
restauration hors domicile. « L'ethnique séduit les consommateurs issus de CSP+ ou moyennes en quête de saveurs rencontrées au cours de voyages », soutient de son côté
Jean-Christophe Desprès.
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MARCHE
Nourrir l'impulsion par l'innovation
La France n'est pas la plus grosse consommatrice de bonbons en Europe. Il n'empêche ! Les fabricants tentent de développer le marché en misant sur des nouvelles textures, de nouveaux conditionnements et en surfant sur la vague des fruits.
3,72 kg. C'est la consommation de bonbons par an et par personne en France... légèrement en deçà de la moyenne européenne (3,82 kg) et bien loin derrière les Danois, champions toutes catégories avec 8,64 kg engloutis chaque année. Les Français ne sont donc pas des inconditionnels des sucreries à proprement parler. Pour Didier Renou, vice président du Syndicat national de la Confiserie, le principal frein au développement de la consommation viendrait de la structuration des repas qui persiste malgré tout et laisse moins de place aux produits d'impulsion dont les bonbons font partie. Autre explication : la position géographique de l'Hexagone. « C'est la même chose que pour le café : plus on descend vers le Sud et moins on consomme de sucre », souligne Didier Renou.
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VIP
Pimento : 25 centilitres de dynamite !
Pétillante et légère, la boisson trompe son monde. Derrière cette façade sage sommeille un cocktail de gingembre et de piment capable de réveiller les palais les plus endurcis.
Ay caramba! La nouvelle bois- son lancée par Éric Dalsace va faire monter la température cet été. Alliant gingembre et piment, elle propose une expérience unique : on l'avale aussi facilement qu'un soda avant d'être secoué par l'explosion en bouche provoquée par le piment. Cet effet « eau de feu » est comparable à l'ingestion d'un alcool blanc bien tassé, mais la différence est notable car, de l'alcool, Pimento n'en contient pas. Pour cela, il devrait enchanter les amateurs de sensations fortes incités à la sobriété. « La consommation d'alcool est en chute libre en France et la question de l'apéritif se pose chaque jour avec plus d'acuité. En dehors des colas, des eaux gazeuses et du jus de tomate, point de salut ! », fait valoir le concepteur du breuvage.
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ESPACE VERT
Lobodis : déjà 15 ans de solidarité
Lors de la quinzaine du Commerce Equitable, Lobodis et son atelier de torréfaction de Bain de Bretagne ont ouvert leurs portes. L'occasion de retracer 15 années de commerce équitable et d'envisager l'avenir en grand, suite à la reprise par Cafés Richard.
L'endroit ne paye pas de mine ! Cet entrepôt situé à Bain de Bretagne, à quelques dizaines de kilomètres de Rennes, est un CAT (Centre d'Aide par le Travail) pas tout à fait comme les autres. Le
bâtiment
renferme, en effet, des cafés équitables du monde entier sélectionnés par Lobodis qui attendent pour être torréfiés et conditionnés par les travailleurs handicapés. L'aventure a commencé il y a 15
ans. « A l'époque, le commerce équitable n'existait pas et personne n'y croyait et surtout pas les distributeurs persuadés que la seule motivation des consommateurs était le prix », se souvient
Yves Thébault, directeur du CAT
« Notre Avenir ».
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ACTUS
CHR : des consommateurs de plus en plus sensibles aux prix
La 4ème édition de l'étude Usages et Attitudes réalisée en mars 2009 par TNS Sofres pour France Boissons met en exergue une stabilité de la fréquentation des CHR accompagnée d'une modification
des habitudes de consommation liée au contexte de crise. Revue de détails des
principaux résultats.
Si la fréquentation des CHR (cafés-hôtels-restaurants) est globalement stable, les résultats de l'étude TNS Sofres-France Boissons pointent certaines évolutions de comportements. Premiers enseignements de cette observation conduite un an après l'interdiction de fumer dans les établissements, si 8 Français sur 10 ont conservé leurs habitudes en consommation hors domicile (CHD), ils sont autant (78 %) à déclarer que « la crise remet en cause leurs valeurs et leur façon de vivre » et 49 % à estimer que « leur situation personnelle s'est détériorée ». En conséquence de quoi les restrictions budgétaires portent sur les loisirs et les petits plaisirs.
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LE POINT DE VENTE
MyBerry : une enseigne 100 % diététique
Avec des glaces contenant 0 % de matières grasses, Franck Albou veut séduire une clientèle parisienne qu'il connaît bien. Myberry est une enseigne de vente à emporter visant les jeunes urbains bobos en quête de pauses gourmandes réconciliant les notions de plaisir et de diététique.
Franck Albou aurait-il la bougeotte dans l'univers impitoyable des affaires ? Son allure à la fois discrète et charmeuse dissimule un entrepreneur qui n'hésite jamais à multiplier les challenges nécessitant une bonne dose de travail. A condition que ses efforts soient lucratifs. Créateur de plusieurs lignes de prêt-à-porter très en vogue chez les fashion-victims de la capitale (marques Paul and Joe, Touch Luxe), Franck Albou puise son énergie de ses voyages. A force de bourlinguer, cet épicurien de 42 ans tire un constat majeur. Le frozen yogurt a le vent en poupe partout dans le monde.
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